LES CHAKRAS


Un peu d'histoire...

Chacun sait que la plante tire son énergie de la lumière solaire et que la chlorophylle, ce pigment vert, utilise l'énergie du soleil pour briser la molécule de dioxyde de carbone et faire la synthèse des sucres qu'elle assimile alors.

Mais nous connaissons moins le mécanismes humains qui régissent l'absorption et l'utilisation de l'énergie, celle qui nous vient non seulement du soleil mais également du reste du cosmos. Quelle est donc la nature de cette réceptivité? Comment captons-nous ces énergies dont nous avons besoin pour survivre? Existe-t-il sur le corps des centres vitaux qui reçoivent, assimilent et transmettent ces énergies, et ceux-ci peuvent-ils diminuer ou accroître nos forces selon le mode de vie adoptés?

Selon Frank Walter, dans «Le Livre des Hopis», les Indiens Hopis d'Amérique du Nord qui se considèrent comme le plus anciens habitants de ce pays, pensaient que la terre était un organisme sembalble au corps. Tous deux ont un axe, chez l'homme la colonne vertébrale qui exerce un contrôle sur les mouvements et les fonctions du corps. ils affirmaient qu'existent le long de cet axe plusieurs centres d'énergie vibratoire qui envoient des messages lorsque quelque chose ne va pas.

Les Hopis situainet le premier centre en haut du crâne, là où se trouve la fragile fontanelle du nouveau né. Cet endroit faisait, selon eux, fonction de passage grâce auquel l'enfant recevait la vie et communiquait avec son créateur. En se soulevant au rythme de la respiration, la fontanelle envoyait une douce vibration au créateur. Lorqu'arrivait Talawa la lumière rouge, elle se durcissait, et le passage se refermait. Il ne se rouvrait qu'au moment de la mort pour laisser partir la vie par où elle était venue.

Le second centre était localisé juste en dessous, avec l'organe qui permit à l'homme d'apprendre à penser, le cerveau. Le troisième centre était situé au niveau de la gorge, reliant les ouvertures de la bouche et du nez - par lesquelles l'homme inspirait le souffle de vie - aux organes vibratoires lui permettant de restituer ce souffler sous forme de son. Ce son primordial, comme celui issu des centres vibratoires de la terre, s'accordait à la vibration universelle commune à toute création.

Le quatrième centre était le coeur, organe vibratoire également, dont la pulsation est celle de la vie même. Si l'homme ressentait dans son coeur la générosité et l'excellente finalité de la vie, on disait qu'il était d'«un Seul Coeur». Mais de ceux qui abritaient de mauvaises pensées, on disait qu'ils étaient de «Deux Coeurs». Le dernier de ces centres se trouvait juste sous le nombril. Les Hopis le considéraient - son nom l'indique - comme trône du créateur lui-même qui dirigeait de ce centre toutes fonctions humaines.

Frank Walter fait également remarquer que les mystiques thibétains et hindous croyaient comme les Hopis, en l'existence d'une série semblable de centres d'énergie sur le corps humain. Mais ces derniers seraient au nombre de sept, correspondraient approximativement à des centres physiques, et fonctionneraient autant psychiquement que physiquement.

De même les Hopis, les mystiques orientaux pensaient que le centre le plus élevé se trouvait en haut du crâne. Ils le désignaient sous le nom de Sahasrara-Padma, le lotus aux milles pétales, et l'associaient à la glande pituitaire. Siège de la conscience psychique, c'était selon eux, le centre le plus important et, comme chez les Hopis, la porte qui s'ouvrait sur le créateur permettant le passage de la conscience. Le centre Ajna était situé en dessous, entre les sourcis. il correspondait à la glande pinéale, à la base du cerveau., et contrôlait le système nerveux réflexe. Le Visuddha, correspondant aux glandes thyroïdes et para-thyroïdes, était le centre de la gorge et le maître du système respiratoire, bronches et poumons.

En dessous et toujours comme chez les Hopis, se trouvait Anahata ou centre du coeur, correspondant au thymus et gouvernant le système sanguin et le coeur. Venait ensuite Manipura ou centre du plexus solaire, relié au pancréas et à l'estomac. Ce centre contrôlait le système nerveux sympathique qui transformait l'inorganique en organique et en tirait de l'énergie psychique.

Le mysticisme oriental cependant décrivait deux autres centres situés plus bas et que les Hopis n'incluaient pas : le centre Svadhisthana associé aux surrénales chargées de l'élimination de substances non assimilables ; et le centre Muladhara à la base de la colonne vertébrale, correspondant au plexus sacré et représentant les organes de la reproduction.

Comment fonctionnent les chakras?

Lorsque les facultés psychiques de Lilla Bek commencèrent à se dévelloper, elle s'apperçut qu'elle pouvait voir ces énergies. Car nous avons un corps éthérique, ou corps-énergie, que nous ne voyons pas en temps normal. Il s'agit d'une manifestation d'énergie différente de l'énergie apparemment solide que nous expérimentons dans tout ce que nous voyons autour de nous. Ce corps éthérique est le véhicule du corps physique, sa contre-partie immédiate, et en reflète les dissonances. Il se compose de mouvements rotatifs d'énergies, qui en s'interpénétrant, forment des centres de couleurs vives.

Ces centres d'énergies sont assez nombreux, mais les voyants anciens et modernes s'accordent généralement pour en dénombrer sept principaux ou chakras. N'oublions pas cependant que chaque voyant passe par un stade de développement et un chemin d'évolution propres, et qu'il interprète ce qu'il voit en conséquance.

Au fur et à mesure d'une meilleur prise de conscience de ces centres, Lilla découvrit peu à peu que chacun d'eux possédait une couleur particulière. Il lui arriva de remarquer dans un cours de yoga que telle personne était très rouge, telle autre très jane ou très bleue. Rien qu'en les regardant, elle savait que tel centre manquait d'énergies et que tel autre en était saturé. Lorsqu'un ami ne va pas bien, nous pouvons généralement le deviner même si cela ne se voit pas vraiment, mais Lilla allait plus loin. Elle savait si quelqu'un avait trop d'énergie en haut du corps, ou trop peu sous la ceinture. Elle ressentais comment les énergies circulaient autour du corps et pouvait dire où il y en avait trop ou trop peu.

Il est difficile de parler de ce qu'on ne voit pas, aussi est-il nécessaire de donner une explication complémentaire sur les chakras. Ces centres de forces, ces remarquables veines d'énergies, sont des foyers récepteurs qui revitalisent le corps physique. Chakra signifie cercle, et les chakras ressemblent à des roues à trois dimensions qui déversent du centre vers l'extérieur leurs pulsations rythmées. Mais ils ne fonctionnent pas toujours aussi bien. Prenons l'exemple d'une roue de vélo. Si elle est bien graissée, une simple chiquenaude la fera tourner indéfiniment. Mais si elle est rouillée, elle sera freinée par endroits et ne tournera qu'avec un effort de notre part.

Quand un chakra est «sale», il accumule des particules, comme certains tissus modernes qui semblent attirer à eux la poussière dès le premier lavage, et n'ont jamais l'air propre. Lorsque l'énergie d'un chakra est restée inutilisée, nous ne pouvons pas repousser ces particules qui contienuent de s'accumuler, et uh mauvais fonctionnement s'ensuit.

Par ailleurs, les énergies peuvent tourner si furieusement que le chakra devient surchargé et également déséquilibré. Dans ce cas, nous devons apprendre à déconnecter les énergies tant que nous n'en avons pas besoin. Notre bien-être physique dépend d'une réception et d'une distribution correcte des énergies, et quand les chakras sont tous bien équilibrés, ni trop ni trop peu stimulés, le corps est en harmonie avec l'intellect, les émotions, et l'esprit.

Mais nous sommes pour la plupart loin de cette parfection! Nos chakras en sont à des stades variés d'inertie ou d'activité, et nous en ressentons probablement les effets. Quelqu'un par exemple sera sensible de l'estomac, et tout ce qui le pertubera, affecter cette zone. Apparemment, il réagit aux circonstances de la vie en cet endroit, qui aura donc besoin d'être fortifié.

Chaque chakra reflète la qualité de la couleur qui lui est propre. Et, pour simplifier, si vous aimez les activités sportives, si vous avez une vie sexuelle active et le goût d'apprendre, mais n'êtes pas sensible au développement de vos facultés psychiques, vous fonctionnez probablement avec les chakras inférieurs, situé dans la région de l'estomac et très proche de le terre. Si au contraire, vous êtes sujet aux expériences psychiques comme les prémonitions ou la télépathie, si vous êtes nerveux, sensible, et peu enclin à la vie physique, vous êtes alors sans doute centré sur les chakras supérieurs et tout autant déséquilibré.

...Et leurs couleurs

Le corps étant sur terre notre principal véhicule, nous devons vivre en harmonie avec lui. Le corps éthériques et donc les chakras en sont le reflet. Chaque chakra est rattaché à la colonne vertébrale par un cordon qui permet la circulation éthérique à travers le corps. On a vu que les chakras reçoivent la lumière solaire. Comme tout objet heurté par la lumière réfléchit la couleur, qu'il n'a pas absorbée, ainsi le corps éthérique réfléchit le spectre solaire, que l'on retrouve dans les chakras. N'oublions pas que toutes couleur est énergie. La qualité de ces couleurs reflète notre état. Les énergies chaude susceptibles d'embraser l'être entier viennet de la base du corps. Ce sont des énergies qui nous rendent actifs, et, logiquement, la couleur de l'énergie sexuelle, source de la puissance humaine, est chaude. La couleur naturelle du chakra est ROUGE, et la qualité de cette couleur révèle l'état de santé, l'histoire et les changements de ce centre de la reproduction.

L'énergie digestive est également est également de couleur chaude, car cette zone doit elle aussi fournir un gros travail. Ce centre est ORANGE, et peut indiquer, par exemple, un mauvias fonctionnement des surrénales, la présence d'ulcères, ou un déséquilibre des sucs gastriques. Si ces deux régions fondamentales sont inactives, le haut du corps ne reçoit pas d'énergie de la base, et celle-ci lui fait défaut. L'assimilation et la digestion de la nourriture sont des processus sacrés, or chez de nombreuses personnes, ces fonctions ne sont pas harmonieuses.

Le centre JAUNE du plexus solaire reflère, curieusement, notre état d'esprit et notre vision intellectuelle de la vie. En terme physiologiques, il reflète la partie gauche rationnelle du cerveau, et les frustrations de l'intellect. En termes médicaux, il indique le mauvais fonctonnement d'organes tels que le pancréas et le foie, situés sous le diaphragme. Les schizophrènes ont un disque solaire très brillant et surchargé. Les mages du temps jadis saturaient volontairement cette zone par des respirations spéciales, l'absorption de champignons hallucinogènes et autres concoctions. Mais pour en éviter les effets dangeureux, ils menaient une vie méditative de stricte discipline.

Le VERT est le couleur naturelle du centre du coeur, bien que l'esprit tout puissant puisse y régner en maître. La couleur du coeur montre quel est notre vie émotionnelle. Physiquement, elle révèle les faiblesses éventuelles du coeur et de ses organes. C'est un centre vulnérable, et tout abus - de drogues, de médicaments, de café, d'émotions - peut y laisser sa marque. Des anneaux apparaissent dans cette zone sur le corps éthérique des fumeurs.

Le BLEU du centre de la gorge indique la façon dont une personne utilise le langage pour s'exprimer. Physiquement, ce chakra fait apparaître les zones fragiles autour de la gorge. Il est important de comprendre que si la thyroïde par exemple, fonctionne mal, tout le corps est affecté. C'est de nos jours le cas de nombreuses personnes. Toute la région des épaules porte le faux de nos soucis.

La totalité des énergies de l'être se concentre dans ces centres; cependant le champ énergétique entier du corps enveloppe et reflète les zones particulières. Si le centre coeur manque de vigueur, la circulation sanguine est affaiblie et d'autres centres sont touchés. Rien ne fonctionne isolément.

L'INDIGO est la couleur naturelle du chakra du front, et reflète la partie droite ou intuitive et non verbale du cerveau. Elle révèle quelles sont les facultés de guérison par la quantité d'énergie que ce centre rassemble, ainsi que notre attitude face à la guérison. Elle indique, soit le degré de sensibilité, soit une dissonance liée à un déséquilibre mental.

Le chakra VIOLET couronnant la tête donne une idée claire de notre façon d'apprécier l'art, la religion et la beauté, et, à travers elle, de notre lien avec le créateur.

Presqu'aucun de nous n'est vraiment équilibré. Au lieu de réfléchir de magnifiques arc-en-ciels, nous faisons le plus souvent prédominer une seule couleur. Nous surchargeons un centre en lui fournissant bien plus d'énergie qu'aux autres, et la couleur devient trop brillante. On peut observer qu'un tel centre, s'il tourne trop vite, pertube les chakras situés au-dessus et en dessous, en les supplantant.

Il est normal que les autres centres s'épuisent si nous en saturons un plus particulièrement. Nous avons tous un ou plusieurs centres inactifs. Si par moments l'esprit se brouille et la concentration devient difficile, cela indique probablement un déséquilibre du plexus solaire. Notre époque bouleversée n'est pas facile à vivre. Et si le plexus solaire est affecté par un mental rongé d'inquiétude, l'estomac situé à côté en souffrira. Un manque de force est souvent dû à une inertie du centre digestif. Des règles difficiles et une ovulation douloureuse indiquent un mauvais fonctionnement de l'énergie sexuelle.

Le coeur est sensible à tout ce qui conditionne particulièrement notre vie. Une personne réagira de «tout son coeur» à quelque chose qui ne touchera pas quelqu'un d'autre. À la façon d'un ordinateur, le coeur filtre toutes nos émotions petites et grandes du matin au soir. Il ressent physiquement de pratiquement toutes les situations qui nous concernent personnellement ; le taux d'adrénaline s'élève alors, et sous stress constant nos surrénales souffrent.

Nous avons appris à intérioriser nos difficultés et à refouler nos soucis, surtout les hommes, dressés dès l'enfance à cacher leurs peines. Le coeur finit par en souffrir. Sous stimulation constante, ce centre fait penser à une lampe qui sans arrêt 'allume et s'éteint, et fnit par exploser à force de confusion. Nous commençons ainsi à entrevoir comment l'état d'esprit et les émotions peuvent perturber des aspects du corps différents mais toujours liés.

Le centre de la gorge est le plus propice aux attaques microbiennes et lorsque l'énergie vient à y manquer, toutes sortes de problèmes tels que rhumes, angines, laryngites, etc. menacent de s'y déclarer. Un déséquilibre thyroïdiens peut entraîner un problème de poids. Comme nous l'avons fait remarquer plus haut, toute la force dont nous avons besoin pour agir vient de la base du corps, et en nous efforçant de faire remonter celle-ci vers le centre de la gorge, nous lutterons mieux contre l'infection.

L'abcence d'énergie au niveau du front est le signe d'un stress plus subtil. Ce centre enregistre l'influence de l'invisible sur le corps. Non seulement un interlocuteur direct, mai également quelqu'un qui se trouve derrière elle, peut absorber les forces d'une personne sensible. Celle-ci sera affectée par les changements de temps de lune, ainsi que par les variations de taux vibratoires de la terre. Autant de circonstances auxquelles beaucoup de gens refusent de donner de l'importance, parce qu'ils ne se sentent pas concernés par les rapports qui existent entre l'être humain et l'invisible.

Pour finir, si le centre qui couronne la tête - c'est-à-dire celui qui régularise le corps entier - est déséquilibré, tout va de travers.


*Ouvrage de référence : Les couleurs, le corps et l'esprit par Annie Wilson et Lilla Bek


Accueil magie - Liens


Dernière mise à jour : 03/09/2000
© 2000 Tous droits réservés
citrine_@hotmail.com